5e prédication de Carême par Mgr. Turini : Saint François, l’ami du Christ et le nôtre

Nous avons accueilli ce dimanche dans notre église Mgr. Turini, évêque de Perpignan – Elne. Il a présidé pour nous l’office des vêpres et nous a proposé une 5e prédication de Carême centrée sur Saint François.

Vous pouvez retrouver cette prédication selon deux modalités : à l’écoute ci-dessous et en lecture ici. Enfin, quelques photos sont accessibles en suivant ce lien. Nous vous souhaitons une bonne méditation.

Un grand merci à Mgr. Turini d’avoir accepté notre invitation !

4e prédication de Carême par Mgr. Carré : A la rencontre de Jésus avec Saint François

Ce dimanche, nous avons accueilli Mgr. Carré, archevêque de Montpellier et vice-président de la conférence des évêques de France. Il a célébré avec nous les vêpres et nous a proposé une prédication sur le thème ‘Rencontrer Jésus avec Saint François‘. Nous vous proposons ci-dessous d’écouter (ou ré-écouter) son intervention. Vous pouvez également revivre cet événement en images en cliquant ici.

Merci à Mgr. Carré d’avoir accepté notre invitation !

3e prédication de Carême par le P. Luc Caraguel : relire l’expérience de la vie franciscaine dans notre diocèse

Après Mgr. Planet et Mgr. Eychenne, ce dimanche 19 mars, nous avons reçu le P. Luc Caraguel, vicaire général de notre diocèse. Il a présidé l’office de vêpres et nous a proposé une prédication que vous pouvez écouter (ou ré-écouter) ci-après. Nous le remercions d’avoir accepté notre invitation. Nous vous souhaitons une bonne écoute.


Deuxième prédication de Carême par Mgr. Eychenne : ‘Nous avons été saisis par Dieu.’

Après Mgr. Planet la semaine dernière, nous avons eu la joie d’accueillir dans notre église ce dimanche 12 mars, Mgr Eychenne, évêque de Pamiers. Il a célébré l’office de vêpres avec nous et nous a proposé une méditation que vous pouvez retrouver ci-après. Vous pouvez également revivre cet événement en images grâce à quelques photos consultables dans notre album en ligne ici.
Enfin, nous tenons à remercier Mgr. Eychenne d’avoir accepté de venir nous enseigner et nous donner quelques pistes pour mieux vivre ce Carême 2017.


Devenons des marcheurs de Dieu. A la suite de Saint François, empruntons des chemins de sobriété joyeuse !
Bonne route vers Pâques !


Cinquième prédication de Carême : s’ouvrir à l’action du Saint Esprit

Le P. Raniero Cantalamessa, ofm cap., prédicateur de la Maison pontificale, a donné sa cinquième prédication de carême sur le thème « Orient et Occident face au mystère du salut ». Après étudié comment les latins et les grecs voient les mystères de la Sainte Trinité, de la personne du Christ et de l’Esprit Saint, il termine ce cycle de conférences par « le problème du salut ». Il s’agit donc ici d’analyser « comment l’orthodoxie et le monde latin ont compris le contenu du salut chrétien ». Le P. Cantalamessa met d’abord l’accent sur la différence la plus communément mentionnée : « Le but de la vie visé par les chrétiens grecs demeure la divinisation. Celui que poursuivent les chrétiens d’Occident est l’acquisition de la sainteté ». Ainsi, de manière générale, on considère que « l’Orient a reçu l’élément positif du salut : la déification de l’homme et le rétablissement de l’image de Dieu ; l’Occident a reçu l’élément négatif, la délivrance du péché. ». Cependant, pour le P. Cantalamessa, ce ne sont pas sur ces points que portent les principales différences, mais plutôt sur la compréhension du péché originel. En effet,  « pour les orientaux, le péché originel n’a jamais été vu comme une vraie « faute » héréditaire, mais comme la transmission d’une nature blessée et encline au péché. ». Ainsi, « pour les orientaux le but principal du baptême n’est pas d’enlever le péché originel, mais de délivrer l’homme de la puissance du péché en général,bapteme de restaurer l’image de Dieu que l’on a perdue et d’insérer la créature dans le nouvel Adam qu’est le Christ. ». Pour les latins, la doctrine de St Augustin sur le péché originel a « fait en sorte que le baptême apparaisse essentiellement comme une délivrance du péché originel, si bien que l’aspect négatif qui consiste à délivrer du péché originel, a toujours pris le dessus sur l’aspect positif du don de l’Esprit Saint. » Ainsi, pour le P. Cantalamessa, il y a une « asymétrie de fond entre la conception du salut orientale et occidentale : en Orient, la théologie, la spiritualité et la mystique sont unies ; on ne conçoit pas une théologie qui ne soit pas également mystique, c’est-à-dire expérientielle. Ce n’est pas le cas en Occident où il y a une néfaste séparation entre la théologie et la spiritualité ».

Comme dans ses autres prédications, le P. Cantalamessa a ensuite mis en évidence la complémentarité des points de vue orientaux et occidentaux. Pour lui, « si la doctrine orientale, avec sa très haute idée de la grandeur et de la dignité de l’homme à l’image de Dieu, a mis en lumière la possibilité de l’incarnation, la doctrine occidentale, en insistant sur le péché et sur la misère de l’homme, a mis en lumière sa nécessité. […] Les deux instances sont toutes deux légitimes et nécessaires ». Cependant, en « accentuant l’abondance du péché pour exalter la surabondance de la grâce », « cette dernière a pratiquement fini par se réduire à sa seule dimension négative de remède au péché », créant une « lacune dans la doctrine occidentale du salut ». Le P. Cantalamessa relève alors que « c’est sur ce point précisément que l’on assiste depuis longtemps maintenant à un changement historique » à travers le renouveau charismatique. Reprenant les paroles de Paul VI, il explique que lui-même voit ce holy_spirit_as_dove_detailmouvement comme « une chance pour l’Église ». Pour lui, en effet, ce mouvement « permet de remonter la pente et de rendre au salut chrétien le riche et exaltant contenu positif, résumé dans le don de l’Esprit Saint. La vie chrétienne retrouve son but principal qui est, comme disait Saint Séraphin de Sarov, « l’acquisition du Saint-Esprit de Dieu ». Et il insiste : dans ces mouvements, « même l’image qu’on donne de la vie chrétienne est différente : il s’agit d’un christianisme joyeux, contagieux, qui n’a rien du sombre pessimisme que Nietzsche lui reprochait. ». En conclusion, il a encouragé à accueillir ce courant de grâce : « il ne s’agit pas d’adhérer à ce mouvement – ou à aucun mouvement –, mais de s’ouvrir à l’action de l’Esprit, quelles que soient les conditions de vie dans lesquelles on se trouve. »

Être joyeux et rester ouvert à l’action du Saint Esprit ? Une bonne piste pour bien vivre notre Semaine Sainte et accueillir la joie de Pâques.

Vous pouvez retrouver le texte intégral de cette prédication en cliquant ici.

Deuxième prédication de Carême: l’adoration pour entrer dans le mystère de la Sainte Trinité

Ce vendredi 6 mars 2015, le P. Raniero Cantalamessa, ofm cap., a donné sa deuxième prédication de Carême. Le thème portait sur « Orient et Occident face au mystère de la Trinité ». Tout d’abord, le P. Cantalamessa a rappelé les nombreux fondements de la foi communs aux catholiques et aux orthodoxes. Pour lui, il faut « cesser d’insister sur les différences pour partager ce que nous avons en commun et qui nous unit ». Et « ce changement de perspective » permet de « voir les différences doctrinales, non plus comme une erreur de l’autre, mais comme quelque chose qui est compatible avec notre position, voire souvent, comme un enrichissement pour chacun. »
C’est avec ce nouveau regard que le P. Cantalamessa s’est intéressé au mystère de la LA-SAINTE-TRINITESainte Trinité. Il rappelle d’abord « les deux manières d’exprimer ce mystère : les grecs partent des personnes divines, c’est-à-dire de la pluralité, pour arriver à l’unité de nature; inversement, les latins partent de l’unité de la nature divine, pour arriver aux trois personnes. » Il relève que, bien que ces deux manières de voir soient légitimes, « aujourd’hui l’on tend de plus en plus à préférer le modèle grec ». Dans ce modèle, « le Père est la source, l’origine absolue du mouvement d’amour. Le Fils ne peut exister comme Fils s’il ne reçoit pas avant tout du Père tout ce qu’il est. Le Père est le seul au sein de la Trinité, absolument le seul, à ne pas avoir besoin d’être aimé pour pouvoir aimer. Seulement dans le Père se réalise la parfaite équation: être c’est aimer; pour les autres personnes divines, être c’est être aimé. » Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut « renier le modèle latin qui a garanti le contenu de fonds et l’âme, qui est l’amour. » Ainsi, pour le P. Cantalamessa, « la foi chrétienne a besoin que les deux voies d’accès au mystère trinitaire restent ouvertes et viables. L’Église a besoin d’accueillir pleinement l’approche de l’Orthodoxie à la Trinité dans sa vie intérieure ; elle a besoin de tenir compte de l’approche latine dans sa mission évangélisatrice au dehors. » En effet, il semble difficile de « commencer l’évangélisation en parlant des trois personnesSaint Sacrement divines ». Au contraire, l’expérience de l’annonce montre que le langage de l’amour est le mieux adapté pour « aider les hommes d’aujourd’hui à se faire une idée de la Trinité […] L’amour est « communion » et « relation » ; il n’existe pas d’amour entre moins de deux ou trois personnes. Tout amour est le mouvement d’un être vers un autre être, accompagné du désir d’union. »
Au terme de son enseignement, le P. Cantalamessa relève que « en dépit de tous nos efforts, nous ne pouvons pas « comprendre » le mystère de la Trinité, mais nous pouvons faire quelque chose d’encore plus beau : entrer en elle ». Pour cela, il faut pousser la porte de l’adoration où catholiques et orthodoxes se retrouvent. Pour le P. Cantalamessa :     

« Adorer c’est reconnaître que Dieu est Dieu et nous des créatures de Dieu. C’est « reconnaître l’infinie différence de qualité entre le Créateur et la créature » ; mais la reconnaître librement, joyeusement, en enfants et non en esclaves. »

L’adoration pour entrer dans la Trinité et faire expérience de Dieu ? Et si c’était une des pistes à suivre pour notre Carême ?

Le texte intégral de cette deuxième prédication est accessible ici.

Première prédication de Carême : la joie de l’Évangile remplit le cœur!

Le prédicateur de la Maison Pontificale, le Père Cantalamessa, ofm cap., a proposé ce 27 février 2015 sa première méditation de Carême. Cette année, les méditations portent sur le thème « Deux poumons, une seule respiration. Orient et Occident unis dans la profession de la même foi ». Pour sa première prédication, le P. Cantalamessa s’est appuyé sur l’exhortation apostolique Evangelii gaudium (la joie de l’Évangile)  du pape François, et a axé sa réflexion sur le thème  « La joie de l’Évangile remplit le cœur et la vie ». Il développe différents aspects.

Tout d’abord, le P. Cantalamessa rappelle que l’évangélisation est l’affaire de tous les baptisés et revient sur « l’appel lancé par le Pape François aux lecteurs au début de son exhortation apostolique » :

« J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. »

Pour lui, en effet, cet appel représente l’originalité d’Evangelii Gaudium, car cela signifie que « le but ultime de l’évangélisation ne repose pas sur la transmission d’une doctrine, mais sur la rencontre avec une personne vivante, Jésus Christ. » Ensuite, le P. Cantalamessa rappelle qu’il y a « un lien entre la rencontre personnelle avec Jésus et l’expérience de joie de l’Évangile. La joie de l’Évangile ne s’expérimente qu’en établissant une relation intime, de personne à personne, avec Jésus de Nazareth. » Et il s’interroge : « pourquoi l’Évangile serait-il source de joie ? ». Pour répondre à cette question, il reprend les paroles de Jésus : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc, 1, 14-15). Pour le P. Cantalamessa, il faut revenir au sens premier de ces paroles. Et il explique : « Avant Jésus, la conversion est vue comme une condition pour gagner le salut. […] Mais dans la bouche de Jésus, la signification morale passe en second plan. […] Se convertir c’est prendre la « décision de l’heure », face à la réalisation des promesses de Dieu. « Convertissez-vous et croyez » n’indique donc pas deux choses différentes et successives, mais la même action : convertissez-vous, c’est-à-dire croyez; convertissez-vous en croyant ! Conversion et salut se sont échangés les places. Ce n’est plus : « Convertissez-vous et vous serez sauvés », mais plutôt : « Convertissez-vous parce que le salut est venu à vous ». » Ainsi, pour le P.Joie-de-l-Evangile Cantalamessa la raison pour laquelle l’Évangile est source de joie c’est qu’Il « nous parle d’un Dieu qui, par pure grâce, est venu à notre rencontre en son Fils Jésus. » Bien sûr, cela ne signifie pas pour autant que « nous devions négliger les œuvres » car  « s’il est vrai que nous ne serons pas justifiés par elles, nous ne serons pas sauvés sans elles ». Le P. Cantalamessa relève alors que « le croyant n’est pas laissé seul aux prises avec les exigences de la loi et du devoir ; car Dieu lui-même fait en lui et avec lui ce qu’Il lui ordonne. »

Pour terminer, citant le pape François, le P. Cantalamessa explique le lien étroit entre la foi et les œuvres en reprenant l’exemple de la respiration humaine :

« Elle se produit en deux temps : d’abord l’inspiration qui permet de recevoir l’air, puis l’expiration qui permet de l’expulser. C’est ce qui doit se passer dans l’organisme spirituel. Nous inspirons l’oxygène qui est l’Esprit Saint en priant, en méditant la parole de Dieu, par les sacrements, la mortification, le silence ; nous répandons l’Esprit quand nous allons vers les autres, quand nous annonçons la foi et faisons œuvre de charité. »

Deux belles pistes pour bien débuter ce Carême !

Le texte intégral de la prédication est accessible ici.

Cinquième prédication de Carême : la Parole de Dieu : un coup de tonnerre à briser les cèdres du Liban

Ce vendredi, le P. Cantalamessa, ofm cap., a donné sa cinquième et dernière prédication de Carême. Elle porte sur le thème « Saint Grégoire Le Grand et l’intelligence des Écritures ». Il s’agit ici de réfléchir à la manière dont les Pères de l’Église lisaient et méditaient la Parole de Dieu en s’appuyant sur les écrits du pape Saint Grégoire le Grand. Tout d’abord, le P. Cantalamessa rappelle que l’Église « La Parole de Dieuaffirme que l’on fait dans l’Écriture l’expérience de la présence de l’Esprit Saint, que le Christ nous parle encore, […] et qu’il ne peut donc pas s’agir d’une simple parole humaine. » Il cherche ensuite à voir comment les Pères de l’Église peuvent nous aider à mieux « côtoyer la Bible » pour « expérimenter la force divine qui s’en dégage ». Pour cela, le P. Cantalamessa explique que « les Pères approchaient la Parole de Dieu en se posant toujours la question : que dit-elle, ici et maintenant, à l’Église et à moi personnellement ?» et qu’ « ils étaient convaincus que  – en plus de son contenu objectif de révélation qui s’impose à tous et en tout temps – l’Écriture a toujours des nouvelles lumières à donner et des volontés de Dieu à montrer personnellement à chacun. » Ainsi, pour le P. Cantalamessa, « les Écritures ne renferment pas seulement la pensée de Dieu fixée une fois pour toutes ; elles renferment le cœur de Dieu et sa vivante volonté qui t’indique ce qu’elle veut de toi à un moment donné, et peut-être uniquement de toi. » Insistant sur cet aspect et citant Saint Ambroise, il explique que « l’Écriture est  non seulement « inspirée par Dieu », mais aussi qu’elle « exhale Dieu ». […] Il ne s’agit donc pas seulement de lire la parole de Dieu, mais de se faire lire aussi par elle; pas seulement de scruter les Écritures, mais de se laisser scruter par elles. » Enfin, le P. Cantalamessa a conclu son intervention en montrant l’importance de ces différents aspects dans la préparation d’une prédication. Pour lui, l’orateur doit « d’abord se mettre à genoux » pour recevoir « la Parole que le Seigneur souhaite donner à son peuple, « puis s’asseoir à une table » pour étoffer son enseignement. C’est alors que cette parole reçue s’avère « un coup de tonnerre à briser les cèdres du Liban ».

Une piste supplémentaire pour bien vivre notre Semaine Sainte!

L’intégralité de la prédication du P. Cantalamessa est accessible ici. 

Quatrième prédication de Carême : il est possible d’avoir Jésus pour ami

Le P. Raniero Cantalamessa, ofm cap., a donné vendredi sa quatrième conférence de Carême sur le thème « Saint Léon le Grand et la foi en Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme ». Dans cette conférence, il s’intéresse à la personne de Jésus et au mystère du Christ qui ont été au cœur des préoccupations de Saint Léon le Grand, Pape et Père de l’Église. Il rappelle ainsi le « dogme christologique, c’est-à-dire les vérités fondamentales sur le Christ, définies dans les premiers conciles œcuméniques, surtout celui de Chalcédoine, et qui se réduisent, dans leur substance, aux trois piliers suivants : Jésus-Christ est vrai homme, il est vrai Dieu, il est une seule et même personne.JesusStJean » Le P. Cantalamessa explique ensuite que c’est sur ces piliers que repose toute la doctrine du salut, et approfondissant sa méditation, il cherche à « faire une application concrète pour la vie personnelle et la foi actuelle de l’Église ». Il s’agit alors d’atteindre le Jésus « « réel » qui se trouve au-delà de l’histoire et derrière la définition ». Et « cette connaissance du Christ nous est donnée par le Saint Esprit qu’Il a lui-même envoyé ». Pour le P. Cantalamessa, il faut « réveiller le dogme » et, partant du troisième point, « Jésus est une seule et même personne », il conclut : « Dire que Jésus est « une personne » , c’est aussi dire qu’il est ressuscité, qu’il vit, qu’il est devant moi, que je peux le tutoyer comme lui me tutoie. […] Il est donc possible d’avoir Jésus pour ami car, étant ressuscité, il est vivant, il est près de moi, je peux me rapporter à lui comme un vivant se rapporte à un vivant. […] Hélas, on pense rarement à Jésus comme à un ami et à un confident. On oublie qu’étant, comme dit le dogme, « vrai homme », il possède à son plus haut degré le sentiment d’amitié qui est une des qualités les plus nobles de l’être humain. Jésus désire cette relation avec nous. Dans son discours d’adieu (Jn 15, 15), il dit: « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis ». […] Maintenant que Jésus est ressuscité et n’est plus sujet aux limites de la chair, il offre à tout homme et toute femme la possibilité de l’avoir pour ami, au sens le plus fort du mot.»

Le texte intégral de cette prédication est accessible ici.

Troisième prédication de Carême : faire de notre vie un don d’amour

Le P. Cantalamessa, ofm cap., a donné ce vendredi sa troisième méditation de Carême sur le thème « Saint Ambroise et la foi en l’Eucharistie », rappelant que ce Père de l’Église est « celui qui, plus que quiconque, a contribué à l’affirmation de la foi dans la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie ». Le P. Cantalamessa a ensuite axé sa méditation sur le lien entre l’Eucharistie et la tradition juive, relevant que « le nom même d’Eucharistie n’est que la traduction du mot Berakha, la prière de bénédiction et remerciement faite durant le repas ». Approfondissant cet aspect, il explique que « le STSacrite suivi par Jésus en instituant l’Eucharistie, accompagnait tous les repas des Juifs, mais prenait une importance particulière dans les  repas en famille le samedi et les jours fériés. ». Le P. Cantalamessa s’interroge alors sur « notre place dans le drame à la fois humain et divin » que constitue le dernier repas de Jésus.  Pour lui, « c’est pour nous impliquer dans son action, que Jésus a fait de son don un « sacrement » ». Et le P. Cantalamessa d’expliquer : « dans l’Eucharistie se produisent deux miracles : l’un est celui qui transforme le pain et le vin en corps et sang du Christ, l’autre est celui qui fait de nous « un sacrifice vivant qui plaise à Dieu », qui nous unit au sacrifice du Christ, comme acteurs, et pas seulement comme spectateurs. A l’offertoire nous avons offert le pain et le vin qui n’avaient pour Dieu ni valeur ni signification en soi. Maintenant, dans la consécration, c’est le Christ qui met cette valeur que moi je ne peux pas mettre dans mon offrande. ». Pour le P. Cantalamessa, cela a une conséquence concrète pour nous : « en sortant de la messe, nous devons faire nous aussi de notre vie un don d’amour au Père et pour nos frères. Nous devons dire nous aussi, mentalement, à nos frères: « Prenez et mangez ; ceci est mon corps ». Prenez mon temps, mes capacités, mon attention. […] Je veux faire de toute ma vie une eucharistie ».

Une bonne piste pour bien poursuivre notre Carême!

Le texte intégral de cette troisième méditation est accessible ici.