Réconciliation

« Je me taisais et mes forces s’épuisaient. Je t’ai fait connaître ma faute, je n’ai pas caché mes torts. J’ai dit: « Je rendrai grâce au Seigneur en confessant mes péchés ». Et toi, tu as enlevé l’offense de ma faute. »
(Psaume 31).

Horaires et modalités


Il est possible de recevoir le sacrement de la réconciliation :

  • Tous les jeudis de 17h45 à 18h30.
  • Durant les heures de permanence (9h00-12h00 & 15h00-18h00).
  • Sur rendez-vous.

Mieux comprendre ce sacrement


Le sacrement de la réconciliation est l’un des deux sacrements de guérison avec l’onction des malades. Il porte plusieurs noms qui illustrent ses multiples facettes : sacrement de conversion, de pénitence, de la confession, du pardon [CEC 1423-1424]. Ce sacrement est source de nombreuses grâces pour celui qui le reçoit [CEC 1468-1470] :
– il réconcilie avec Dieu, avec l’Église et avec les frères ;
– il apporte aussi une paix profonde et véritable, et il guérit le cœur ;
– il fait grandir les forces spirituelles et aide à progresser dans tous les domaines de la vie.

Ainsi, il ne faut pas hésiter à recevoir fréquemment ce sacrement car dans la confession c’est la miséricorde et l’amour de Dieu que l’homme pécheur rencontre, c’est Jésus lui-même qui vient le pardonner à travers le prêtre.chapfam63 La parabole de l’enfant prodigue (Luc 15:11–32) en dit long sur l’amour de Dieu qui attend que l’homme revienne vers lui. Écoutons le pape François [3,4] : « Chers amis, célébrer le sacrement de la réconciliation signifie être enveloppé dans une étreinte chaleureuse : c’est l’étreinte de l’infinie miséricorde du Père. Souvenons-nous de cette belle parabole du fils qui s’en est allé de la maison, non pas comme un fils, mais comme un esclave. Il avait tellement de culpabilité dans son cœur, tellement de honte. Et la surprise a été que lorsqu’il a commencé à parler et à demander pardon, le Père ne l’a pas laissé parler : il l’a étreint, il l’a embrassé et lui a fait la fête. Moi, je vous dis : à chaque fois que l’on se confesse, Dieu nous étreint et Dieu fait la fête ».

La confession « n’est donc pas se rendre à une séance chez un psychiatre, ni aller dans une salle de torture, mais c’est dire au Seigneur : ‘Seigneur, je suis pécheur’ » parce qu’on éprouve « la grâce d’avoir honte devant Dieu » a récemment expliqué le pape François [1]. En effet, « nous sommes tous pécheurs » et ce n’est pas « un mot, une façon de parler, une manière de dire » a-t-il insisté. Nous avons donc tous besoin du pardon de Dieu.

Alors se pose la question : comment se confesser ? Écoutons encore le pape François [2]. Dans la confession, il faut être « concret » : « Il y en a qui disent : ‘Moi, je vais me confesser’ mais ils se confessent de choses tellement éthérées, tellement en l’air, qu’il n’y Mt9-13a rien de concret. Et ceci revient à ne pas se confesser. » En un mot, il faut être simple et imiter les enfants : « Les petits possèdent une certaine sagesse. Lorsqu’un enfant vient se confesser, il ne dit jamais une chose générale : « Père, j’ai fait ceci, j’ai fait cela, j’ai dit cette parole » et ils disent la parole. Ils sont concrets, ils possèdent la simplicité de la vérité. Et nous, nous avons toujours la tendance à cacher la réalité de nos misères. En revanche, si une chose est belle, c’est quand nous confessons nos péchés comme ils le sont en présence de Dieu. Nous sentons toujours cette grâce de la honte. Avoir honte devant Dieu est une grâce. C’est une grâce : « J’ai honte ». Pensons à ce que dit Pierre après le miracle de Jésus dans le lac : « Mais Seigneur, éloigne-toi de moi, je suis pécheur. Il a honte de son péché devant la sainteté de Jésus Christ ». Aller se confesser c’est comme aller rencontrer le Seigneur qui nous pardonne, et qui nous aime ».

Alors n’hésitons plus et écoutons l’appel de Saint Paul : « Au nom du Christ, nous vous en supplions, laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 17-21) auquel fait écho le pape François [3,4] : « Quand t’es-tu confessé pour la dernière fois? Et s’il y a longtemps, ne perds pas une journée de plus, vas-y, et le prêtre sera bon. C’est Jésus qui est là, et Jésus est meilleur que les prêtres, Jésus te reçoit, te reçoit avec beaucoup d’amour. Sois courageux et va te confesser ! »

Et toi, quelle sera ta réponse à l’amour de Dieu qui t’attend ?

Sources
– [CEC] Catéchisme de l’Église catholique.
– [1, 2] Homélie du pape François, 25 octobre 2013.
– [3,4] Catéchèse du pape François sur le sacrement de la réconciliation, audience générale, 19 fév. 2014.