Louange

« La joie du Seigneur est notre rempart. »
(Néhémie 8-10).

Informations et calendrier


La louange exprime la joie, la confiance et l’amour de Dieu. Elle dilate les cœurs et « retourne » les âmes. Les veillées de louange ont lieu un samedi par mois à Saint Bonaventure de 20h30 à 22h30 selon le calendrier suivant :

10 octobre 2015 5 mars 2016 18 juin 2016 (annulé)
28 novembre 2015 14 mai 2016

Pour plus de renseignements : stbonalouange@gmail.com

Mieux comprendre la louange


La louange est une prière dans laquelle on s’émerveille des qualités de Dieu et on les chante. Elle est une des plus belles expressions de l’amour de la créature envers son Créateur.

Une nécessité personnelle
On dit de certaines personnes qu’elles forcent l’admiration. À plus forte raison de Dieu ! Le connaître, c’est l’aimer. L’aimer, c’est le louer. Voici pourquoi la louange est demandée maintes fois dans l’Écriture. On peut même dire qu’il s’agit d’un commandement. Comment comprendre autrement cette parole de Paul : « Soyez toujours joyeux et priez sans cesse, en toute chose rendez grâce à Dieu, c’est sa volonté sur vous dans le Christ » (1 Th 5, 16) ? Cette nécessité de la louange est une conséquence du premier commandement : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force » (Lc 10, 27). Mais elle est aussi l’expression de notre vocation. Entre le Père, le Fils et l’Esprit, résonne en effet un concert ininterrompu de louange qui fera notre délice dans l’éternité. Alors, pourquoi ne pas apprendre à louer dès ici-bas ? « Notre bonheur dans l’éternité, ce sera la louange de Dieu. Nul ne peut devenir propre à cet avenir s’il ne s’y exerce dès maintenant. C’est pourquoi dès aujourd’hui nous louons Dieu. » (saint Augustin, Commentaire du Psaume 148).

L’Esprit Saint
L’Esprit de Dieu est un Esprit de louange. Il est l’inspirateur de ces merveilleuses louanges que sont les Psaumes. Il inspire le Magnificat de Marie, soutient l’exultation de Jésus (Lc 10, 21) et suscite enfin l’action de grâces des apôtres le jour de la Pentecôte. II ne faut pas s’étonner si la louange apparaît avec tant de force dans le Renouveau : elle est l’œuvre de l’Esprit qui veut créer « un peuple de louange » à la gloire du Père.

Comment rendre grâce ?
Le chant permet de mieux exprimer ce que le cœur contient et, en même temps, sous l’action de l’Esprit, il entraîne plus profondément dans la louange. C’est pourquoi il joue un rôle de tout premier plan dans un groupe de prière : il est le moyen privilégié choisi par Dieu pour nous éduquer à la louange. Pourquoi ne pas exprimer aussi notre louange par des gestes : « Levez les mains vers lui et bénissez votre Dieu… » ?

La prière spontanée
Il s’agit d’un murmure qui s’étend dans l’assemblée, chacun bénissant le Seigneur à mi-voix, dans une grande liberté. Étonné au départ de voir « tout le monde parler en même temps », on est rapidement touché par l’ampleur, la puissance et l’unité qui se dégagent de cette louange collective,

Les fruits
Le premier est de faire grandir la charité fraternelle. La louange, tout en exprimant notre amour pour Dieu, resserre les liens fraternels. Elle établit la communion dans une même admiration.La louange est aussi à l’origine de l’exercice de nombreux charismes parce qu’elle suscite la présence de l’Esprit Saint. La louange attire Dieu car elle est un témoignage d’ouverture du cœur, d’amour, de disponibilité. En ce sens, elle est la meilleure préparation possible à l’exercice des charismes.
La louange évangélise aussi. Au matin de la Pentecôte, c’est elle qui a suscité l’intérêt de la foule rassemblée autour du Cénacle. « Tous nous les entendons publier dans notre propre langue les merveilles de Dieu » (Ac 2). Nombreux sont les groupes qui en ont fait l’expérience : la louange touche les cœurs et attire. De plus, elle guérit et libère : « Je les guérirai, je les consolerai, je les comblerai de réconfort, lui et ses affligés, en faisant éclore la louange sur leurs lèvres » (Is 57, 18). Il y a un lien mystérieux entre louange et guérison. Pensons à l’action de grâces de Paul et Silas, à minuit, dans leur prison (Ac 16, 25-28) : toutes les chaînes de tous les prisonniers tombèrent. Leur louange les a libérés mais elle a aussi apporté la délivrance à ceux qui l’entendaient. Dans la prière commune, la louange permet à Dieu de pareilles guérisons… même chez ceux qui se contentent d’écouter !

Une grâce de choix
La louange apparaît donc comme une grâce précieuse que Dieu nous fait. « En la vivant », cette grâce peut s’établir et s’approfondir de plus en plus dans la vie quotidienne et personnelle de chaque participant. Ainsi se prépare sur terre, dans la foi, la louange du face à face éternel, fruit parfait de notre divinisation promise, à la louange de sa gloire.

Source : Dominique de Chantérac (avec nos modifications)
Tiré du n°191 – février 2003 de la revue Il est Vivant !