Homélie pour le 2e dimanche de Carême : laissons Dieu nous découvrir son visage !

La Transfiguration.

La Parole de Dieu que nous avons entendue dimanche dernier nous provoque. Les textes (voir ici) sont riches et nous encouragent à la confiance, à l’obéissance et au don de nous-mêmes. Nous avons notamment écouté l’Évangile de la Transfiguration. Ce texte nous rappelle l’identité de Jésus, vrai Dieu et vrai homme. Cet Évangile nous appelle à regarder au-delà des apparences pour découvrir le visage de Dieu dans tout homme et reconnaitre en Jésus le Fils de Dieu, celui qui nous sauve du mal et du péché. L’homélie que Bertrand Caux, diacre permanent, a prononcée ce dimanche dans notre église revient sur ces aspects et nous permet d’approfondir la Transfiguration, cet événement qui intervient peu de temps avant que Jésus ne souffre sa Passion.



« Laissons Dieu nous découvrir son visage à travers celui de son Fils, à la fois dans celui du Christ glorieux et dans celui de l’homme souffrant. Et si ce temps de Carême était l’occasion de recevoir la force de vivre dans l’amour le quotidien de nos vies, et d’aller à la rencontre de nos frères, pour leur témoigner de l’amour que Dieu a pour chacun d’entre nous ? »
Bertrand Caux.

Le Carême? Un temps favorable à vivre intensément !

Il y a deux jours, nous avons célébré le mercredi des cendres. Nous voici en Carême. Le Carême : un temps pour préparer la fête de Pâques. Plus que cela, le Carême est un « kairos », c’est-à-dire un « temps favorable », comme le dit Saint Paul dans la deuxième lecture de ce jour, pour nous convertir, c’est-à-dire nous tourner vers le Seigneur et nous laisser réconcilier avec lui. Un temps pour découvrir que notre Père nous attend, les bras grands ouverts, impatient de nous montrer son amour et sa miséricorde. Pour bien commencer ce temps de grâce, nous vous rappelons toutes nos propositions pour ce carême 2018 grâce à notre mémo (cliquer pour l’agrandir). Nous vous proposons aussi de retrouver l’homélie prononcée par Mgr. Planet lors de la messe des cendres qu’il a présidée dans la basilique Saint Paul Serge de Narbonne. Les lectures de la messe sont accessibles ici.

Enfin, nous avons sélectionné pour vous sur le web l’homélie prononcée par le Pape pour ce mercredi des cendres, son message pour le Carême 2018, ainsi que l’une de nos méditations intitulée : « Le Carême : des cendres sur la tête mais le feu dans le cœur ». Le Carême? Tout un programme donc à vivre intensément ! Nous vous souhaitons une bonne route vers Pâques !


« Reviens ! Sans peur, c’est le temps favorable pour revenir à la maison, à la maison « de mon Père et de votre Père » (cf. Jn. 20, 17). C’est le temps pour se laisser toucher le cœur… Rester sur le chemin du mal n’est que source d’illusion et de tristesse. La vraie vie est quelque chose de bien différent et notre cœur le sait bien. Dieu ne se lasse pas et ne se lassera pas de tendre la main. Reviens, sans peur, pour faire l’expérience de la tendresse de Dieu qui guérit et réconcilie ». Pape François.


 

Laissons-nous toucher par Jésus !

Ce dimanche 11 février, nous avons célébré le 6e Dimanche du Temps Ordinaire. C’est aussi la fête de Notre Dame de Lourdes et la Journée Mondiale des Malades (vous pouvez d’ailleurs retrouver le message du pape pour cette journée ici). Pendant l’Eucharistie, nous avons écouté des textes forts (voir ici) autour de la guérison d’un lépreux. Les lépreux étaient rejetés, mis au ban de la société. Dans l’Évangile pourtant, l’un d’entre eux, rempli de courage et de foi, ose s’approcher de Jésus pour demander sa guérison. La suite ? Jésus a compassion : il le touche et le guérit.

En quoi cette histoire de plus de 2000 ans est-elle importante pour nous ? Qu’est-ce-que ce lépreux peut nous apprendre aujourd’hui ?

Réponse dans l’homélie prononcée par fr. François ce dimanche. Nous vous souhaitons une bonne écoute et une bonne méditation.



« Soyons des chrétiens courageux ! Osons aller vers Jésus et disons lui comme le lépreux de l’Évangile : ‘si tu le veux, tu peux me purifier !’ Comme lui, laissons-nous toucher et purifier par Jésus pour rétablir la vie relationnelle et vivre la communion ! »

Anne et Syméon, deux modèles de vie

Aujourd’hui, 2 février, nous célébrons la fête de la Présentation de Jésus au temple. Cette fête fait mémoire de l’instant où l’Enfant Jésus est entré pour la première fois dans le temple de Jérusalem, emmené par ses parents afin d’accomplir les rites prescrits par la loi de Moïse. Dans la tradition chrétienne, cette fête est aussi connue sous les noms de ‘fête de Purification de la Vierge‘ et de ‘fête de la chandeleur‘, ce dernier terme venant d’un mot latin signifiant ‘chandelle’. Car le Christ, Lumière du Monde, entre pour la première fois dans le temple. Il y est accueilli par deux personnes âgées, Anne et Syméon. Deux personnes donc, avancées en âge mais surtout avancées en sainteté, qui peuvent nous apprendre beaucoup. Trois points méritent d’être relevés (cf. Lc 2, 22-32) :

  • Elles savent reconnaître, écouter et obéir à la voix du Seigneur quand elles l’entendent ;
  • Elles savent attendre dans la foi et l’espérance la réalisation des promesses de Dieu, même si elles tardent à venir ;
  • Elles servent le Seigneur de tout leur cœur et de toutes leurs forces.

Ces qualités font d’elles des modèles de vie pour nous tous, laïcs et consacrés, chacun selon notre vocation propre. Le 2 février, justement, marque aussi la Journée Mondiale de la Vie Consacrée. Pour nourrir notre réflexion sur ce thème, nous vous proposons quelques liens :

  • Intervention du Pape François devant les consacrés du Pérou lors de son dernier voyage en Amérique Latine avec une exhortation : « Souvenez-vous de l’heure de votre appel ! ». On peut imaginer que cette exhortation peut aussi s’adresser à tous ceux qui ont été appelés au mariage !
  • Message du Pape François pour les Journées Mondiales de la Vie Consacrée : [2014] [2015] [2016] [2017]
  • En savoir plus sur la fête de la Chandeleur : ici

 

Dernière ligne droite avant la Joie de Noël

Nous voici maintenant à quelques encablures de la fête de Noël. Dans quelques jours nous avons un rendez-vous important. L’Enfant Jésus vient à notre rencontre. Le laisserons-nous en périphérie de notre vie ? Ou bien l’accueillerons-nous avec joie et reconnaissance dans l’étable de notre cœur ? Il est ‘Emmanuel’ c’est-à-dire ‘Dieu avec nous’ et non ‘Dieu contre nous’ ou ‘Dieu indifférent’. Il est le Sauveur, Il nous aime au point de donner sa vie et de se faire l’un de nous. Il vient pour chacun de nous sans distinction, où qu’il en soit dans sa vie.

Pour ne pas manquer ce rendez-vous important et bien vivre cette dernière ligne droite avant Noël, nous vous proposons de retrouver à la fin de cet article l’homélie prononcée par Bertrand Caux, diacre permanent, dans notre église ce dimanche 17 décembre. Une homélie qui  nous invite à la Joie, puisque cette dernière était au centre des textes bibliques que nous avons écoutés. Nous avons de plus effectué une brève ‘revue du web’ qui s’enrichira encore au fil de cette semaine et que vous pouvez consulter en cliquant sur l’image ci-après.

Nous terminons notre temps de préparation à Noël. Nous voulons vivre cette fête avec intensité et entrer dans le mystère insondable de la naissance de l’Enfant – Jésus, comme le fit Saint François à Greccio !

Chapelle de Greccio, Italie. Pour davantage d’informations sur Saint François et la première crèche de Greccio, suivre ce lien.

Retrouvez l’homélie de Bertrand Caux ci-après :

Veillez !

La Parole de Dieu que nous avons écoutée ce dimanche (voir ici) a évoqué pour nous la Sagesse de Dieu, qui s’est incarnée en Jésus. Celui-ci dans l’Évangile nous a proposé la Parabole des vierges sages et des vierges folles. Cette parabole nous provoque et nous questionne : vers qui/vers quoi notre vie est-elle orientée ? quelle est sa finalité ? quelle est notre priorité ? Et si notre vie était une préparation à la rencontre avec le Seigneur, l’époux de notre âme ? Alors il s’agit de veiller en gardant nos lampes allumées pour être prêt au jour J de la rencontre. Bertrand Caux, diacre permanent, a décrypté pour nous ces textes dans l’homélie qu’il a prononcée pendant l’eucharistie dominicale. Vous pouvez la retrouver ci-après. Nous vous souhaitons une bonne écoute.

Quel type de violon sommes – nous ?

Après la Toussaint et l’appel à la sainteté pour tous (voir ici), ce dimanche 5 novembre, la Parole de Dieu (voir ) a insisté sur la nécessité de la cohérence entre nos actes et nos paroles. La première lecture et l’Évangile ont mis en évidence une tentation qui nous guette tous, celle de l’hypocrisie. Il s’agit d’une tentation dangereuse car elle nous amène à pratiquer une religion de façade. Nous restons alors en surface et notre cœur n’est pas touché. Nous ne sommes pas animés par l’Amour et nous ne sommes plus des témoins crédibles de l’Évangile. Alors comment éviter cette tentation et devenir un apôtre de feu comme Saint Paul qui nous est donné en exemple dans la deuxième lecture ? Réponse avec Fr. Pierre qui, à travers la métaphore du violon désaccordé, revient pour nous sur ces différents points. Nous vous souhaitons une bonne lecture.

Et si nous osions la sainteté ?

« Voici une foule immense, de toutes nations, tribus, peuples et langues.. » (Ap, 7, 9).

Hier, nous avons célébré la fête de la Toussaint, cette fête où nous faisons mémoire de tous les saints, connus ou inconnus, canonisés ou non. Les saints sont les hommes et les femmes qui vivent aujourd’hui dans l’union parfaite avec Dieu. La fête de la Toussaint est donc une fête joyeuse qui nous rappelle aussi qui nous sommes vraiment : des saints en devenir ! Peut-être cela vous étonne-t-il ? Pourtant :

« Chacun peut devenir un saint et même un très grand saint, avec l’aide de l’Immaculée. Il suffit seulement qu’il le veuille. »
Saint Maximilien Kolbe.

Oui, la sainteté est notre vocation, et ceci quel que soit notre état de vie. En d’autres termes, elle n’est pas réservée uniquement aux consacrés ou à une élite qui aurait fait des miracles ou des actes extraordinaires. En effet, cet appel à la sainteté retentit dans toute la Bible. En voici deux exemples :

♦ « Soyez saints pour moi, car moi, le Seigneur, je suis saint, et je vous ai mis à part d’entre les peuples pour que vous soyez à moi. » (Lv, 20, 26)
♦ « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48)

La sainteté est donc un appel pour TOUS les baptisés sans exception. Peut-être pensons-nous que la sainteté est inatteignable ? Oui si nous comptons sur nos propres forces. La sainteté – notre sainteté – se construit au quotidien, à partir de notre ‘oui‘ aux appels du Seigneur et de sa grâce. C’est aussi un cadeau qui se reçoit des mains du Père. Elle est enfin un chemin, un chemin exigeant vers Dieu et donc vers notre plus grand bonheur. Elle est un projet de vie. Les saints avaient bien compris cela. Pour eux, non plus, rien n’a été simple : ils se sont heurtés comme nous aux difficultés et aux souffrances de la vie, ils ont aussi fait expérience de leurs pauvretés et de leurs limites humaines, mais ils désiraient profondément répondre à l’appel du Seigneur et ils n’ont jamais désespéré de sa grâce. Pour aller plus loin et approfondir cette méditation, nous vous proposons d’écouter l’homélie prononcée par fr. François ce premier novembre 2017


Et nous ? Répondrons-nous à cet appel du Seigneur? Il y a urgence… Le monde a besoin de saints, de vrais témoins de l’Amour et de la Miséricorde du Seigneur.

Alors TOUS SAINTS?

Vous pouvez trouver deux méditations sur la sainteté ici et , ainsi que des informations sur la fête de la Toussaint proprement dite en suivant ce lien.

La mission : un subtil équilibre entre onction et fonction !

Dimanche dernier, nous avons célébré la journée mondiale des missions. Pendant l’eucharistie, nous avons écouté des textes bibliques forts (voir ici) qui nous ont nourris et ont fortifié notre vie intérieure. Mais plus encore, la Parole de Dieu nous envoie en mission : ‘Allez donc et de toutes les nations, faites des disciples‘ disait Jésus à la fin de l’Évangile de Matthieu (Mt, 28, 19). Nous sommes donc tous des missionnaires, quel que soit notre état de vie. Nous sommes tous envoyés pour annoncer la Bonne Nouvelle : Jésus Christ mort et ressuscité !

Dans son homélie, fr. François nous a rappelé que, sur notre chemin, un danger nous guette : celui de l’idolâtrie qui nous fait oublier qui nous sommes en réalité. Par notre baptême, nous sommes prêtres, prophètes et roi. Nous avons donc reçu une onction et la mission est un équilibre subtil entre l’onction et la fonction. Nous vivons trop souvent avec passion les fonctions, en oubliant notre consécration du baptême et notre appartenance à Dieu. Que faire pour ne pas oublier ? Que signifie ‘rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu‘ comme nous l’avons entendu dans l’Évangile ? Réponse dans l’homélie prononcée par fr. François.

Prendre ou donner, telle est la question !

Comme la semaine précédente, les textes bibliques que nous avons écoutés ce dimanche nous parlent de la vigne. Le 1er octobre (voir ici), il s’agissait d’aller à la vigne du Seigneur et d’accepter d’y travailler ou … pas. Dimanche dernier, nous avons entendu la parabole des vignerons homicides (voir ). Dans cette parabole, Jésus nous présente un propriétaire qui achète une vigne, la soigne et la laisse en fermage à des vignerons : il donne. Mais lorsqu’il veut se faire remettre le produit de la vigne, ces vignerons maltraitent ses envoyés, allant même jusqu’à assassiner son fils pour prendre l’héritage.

Prendre ou donner, telle est donc la question de dimanche dernier… Ces textes nous invitent à nous interroger sur la cohérence entre notre foi, nos motivations et nos actions. Cette citation de Mgr. Marcel Perrier, ancien évêque de Pamiers (Ariège), qui nous a quittés ce 2 octobre 2017, nous redit que le premier témoignage est celui que nous donnons par notre vie et notre exemple :

Avoir, non pas pour accumuler, mais pour partager.
Savoir, non pas pour éblouir, mais pour éclairer.
Pouvoir, non pas pour dominer, mais pour servir.
Valoir, non pas pour paraître, mais pour être.

Croire, non pas pour limiter l’homme, mais pour le grandir.