Le pardon de Dieu est sans limite (pape François)

porziuncola

La portioncule, berceau de l’ordre franciscain.

Le Pape François s’est rendu en pèlerinage à Assise le 4 août, s’arrêtant à la Portioncule, cette petite chapelle, berceau de l’ordre franciscain, aujourd’hui incluse dans la basilique Sainte Marie des Anges. Ce pèlerinage se tenait dans le cadre du Jubilé de la Miséricorde et du Grand Pardon d’Assise. Ce « grand pardon » est l’une des plus belles traditions franciscaines. Il se concrétise par une indulgence plénière  obtenue, aux conditions habituelles, par toute personne qui visite une église franciscaine le 2 août (voir notre article ici). Ce privilège a été obtenu par Saint François en 1216 (il y a donc 800 ans cette année).

A l’occasion de son pèlerinage, le pape a médité la parabole du débiteur impitoyable (cf. Matthieu 18, 21-35). Sa réflexion était axée sur le pardon de Dieu qui « ne connaît pas de limites ; il dépasse toute imagination et rejoint quiconque, dans l’intime du cœur, reconnaît avoir commis une faute et veut retourner à lui. Dieu regarde le cœur qui demande à être pardonné. ». papeFrancoisPour le Saint Père, « le problème survient lorsque nous nous trouvons face à notre frère qui nous causé du tort. » car nous voulons en général nous venger. Le pape fait alors remarquer que « cela n’est pas la réaction du disciple du Christ et cela ne peut être le style de vie des chrétiens. Jésus nous enseigne à pardonner, et à le faire sans limite » Il s’agit donc « d’abandonner notre prétendue justice et de la remplacer par l’amour du Père ». Il conclut par ces mots :

« Offrir le témoignage de la miséricorde dans le monde d’aujourd’hui est une tâche à laquelle personne d’entre nous ne peut se soustraire. Le monde a besoin de pardon ; trop de personnes vivent enfermées dans la rancœur et couvent la haine, parce qu’incapables de pardon, ruinant leur propre vie et celle d’autrui au lieu de trouver la joie de la sérénité et de la paix. Demandons à saint François d’Assise d’intercéder pour nous, afin que nous ne renoncions jamais à être d’humbles signes de pardon et des instruments de miséricorde. »

Vous trouvez le texte intégral de l’intervention du pape ici.