Clôture du synode pour la famille: Notre défi, annoncer l’Évangile!

Le synode des évêques sur la famille s’est terminé à Rome ce dimanche 25 octobre. Le rapport final proposait 94 articles qui ont été adoptés par les 265 pères synodaux avec la majorité qualifiée requise. Ces derniers ont remis ce rapport au pape, lui demandant d’établir un nouveau document sur la famille. Les points abordés sont très actuels, allant des problématiques de la famille (éducation des enfants, mariages, https://i2.wp.com/synod15.vatican.va/content/dam/sinodo/sinodo2015/fra_969x300_BLOG_SINODO_testata.jpgprotection de la vie à toutes ses étapes, etc.) à celles plus larges de la société (migrants, persécution des chrétiens, conflits, exclusion sociale, etc.). De manière générale, le rapport est fidèle à la doctrine (réaffirmation de l’indissolubilité du mariage, etc.) mais bienveillant à l’égard de toutes les familles sans exclusion. Il n’offre pas de solution toute faite, mais propose d’adopter des attitudes ajustées. Il s’agit ainsi pour les pasteurs d’aborder les situations ne correspondant pas à l’idéal évangélique de manière constructive pour proposer des opportunités de conversion et de croissance humaine et spirituelle dans le respect du cheminement de chacun.

Le pape François, dans son discours de conclusion, prononcé ce samedi 24 octobre, s’est interrogé sur la signification de ce synode pour l’Église. Pour lui, il s’agissait bien sûr de « mettre les difficultés rencontrées par les familles sous la lumière de la Foi » et « de chercher à lire les réalités d’aujourd’hui avec les yeux de Dieu pour éclairer avec la flamme de la foi les cœurs des hommes ». Mais pas seulement. Ce synode a de plus permis de :

IMG_2954« – témoigner à tous que l’Évangile demeure pour l’Église la source vive d’éternelle nouveauté ;
– mettre à nu les cœurs fermés qui se cachent derrière les enseignements de l’Église pour juger les famill
es blessées ;
– et de réaffirmer que l’Église est Église des pauvres en esprit et des pécheurs en recherche du pardon et pas seulement des justes et des saints, ou plutôt des justes et de
s saints quand ils se sentent pauvres et pécheurs ».

Au final, pour le pape :

« Le défi que nous avons devant nous est toujours le même : annoncer l’Évangile à l’homme d’aujourd’hui, en défendant la famille de toutes les attaques idéologiques et individualistes ».

Pour revivre les principaux moments du synode, cliquer ici. Le discours de clôture du pape peut être consulté . La synthèse du rapport final dont est inspirée la première partie de cet article est accessible ici. Une analyse détaillée de ce rapport en quatre parties [1] [2] [3] [4] est également disponible. Enfin, l’homélie du Saint Père pour la messe de clôture est présentée ici. Notons que, dans cette homélie, le pape François a fait le lien avec l’Année Sainte de la Miséricorde, indiquant que :

« Les disciples de Jésus sont spécialement appelés aujourd’hui à placer l’homme au contact de la miséricorde compatissante qui sauve. […] Les situations de misère et de conflit sont pour Dieu des occasions de miséricorde. Aujourd’hui est un temps de miséricorde ! »

Le pape a alors fait le lien avec le synode de la famille. Il a remercié « les pères synodaux pour la route partagée, avec le regard fixé sur le Seigneur et sur nos frères, à la recherche des sentiers que l’Évangile indique à notre temps pour annoncer le mystère d’amour de la famille ». Il a ainsi encouragé chacun à « poursuivre le chemin que le Seigneur désire, avec un regard guéri et sauvé, qui sait répandre de la lumière, parce qu’il rappelle la splendeur qui l’a illuminé. »