Le pape François appelle les jeunes cubains à l’espérance

Le pape François, en visite à Cuba, a rencontré les jeunes ce 20 septembre à La Havane. Comme souvent, le Saint Père a laissé de côté le discours préparé pour improviser une exhortation. Celle-ci a été orientée selon trois axes : la capacité de rêver, l’unité et l’espérance. Pour le pape en effet, « un jeune qui n’est pas capable de rêver est enfermé en lui-même » car « la capacité de rêver doit rentrer dans l’objectivité de la vie ». Et le Saint Père d’insister en s’adressant directement aux jeunes :

« Rêve que le monde peut être différent avec toi. Rêve qu’en donnant le meilleur de toi-même, tu aideras à faire que ce monde soit différent. […] Plus ta capacité de rêver est grande, plus tu as parcouru de route. »

Le pape a ensuite encouragé les jeunes à garder un « cœur ouvert, un esprit ouvert » pour éviter « l’esprit de chapelle », un esprit de division qui conduit à « l’inimitié sociale » et à « la guerre ». Au contraire, le pape a exhorté les jeunes à « avoir le courage de parler de ce que nous avons en commun » pour pouvoir ensuite « parler de ce que nous avons de différent » et « travailler ensemble », expliquant que :

« Quand il y a la division, il y a la mort. Il y a la mort dans l’âme parce que nous tuons la capacité d’unir. Nous tuons l’amitié sociale. Je vous demande cela aujourd’hui: soyez capables de créer de l’amitié sociale. »

Enfin, le pape s’est focalisé sur l’espérance. Pour lui, celle-ci est fondamentalement différente de l’optimisme qui est « un état d’âme ». Et il s’agit d’une vertu essentielle car un « jeune sans espérance est un jeune qui fuit la vie ». Et le Saint Père de développer sa pensée :

« L’espérance est plus que l’optimisme. Elle est difficile. Elle sait se sacrifier. Es-tu capable de te sacrifier pour l’avenir ? L’espérance est féconde. L’espérance donne vie.  »

Le pape François a finalement conclu par ses mots, faisant le lien entre les différents thèmes abordés dans son allocution :

« Marchons ensemble, unis, même si nous pensons différemment. Mais il y a quelque chose qui nous est supérieur, c’est la grandeur de notre peuple, c’est la grandeur de notre patrie, et c’est à cette beauté, à cette douce espérance de la patrie que nous devons arriver. »

Le texte intégral de l’exhortation improvisée est accessible ici et le discours d’origine peut être consulté .