Le nom de chrétien veut dire « appartenance à l’Église »

Dans sa première catéchèse sur l’Église, le pape François avait réfléchi sur « l’initiative de Dieu qui veut former un peuple pour apporter sa bénédiction à tous les peuples de la terre ». Ce mercredi il a continué son cycle de catéchèse en méditant sur  « l’importance, pour le chrétien, d’appartenir à ce peuple ». Pour le pape, deux points sont fondamentaux. Tout d’abord, « nous ne sommes pas isolés et nous ne sommes pas des chrétiens à titre individuel, chacun pour soi : notre identité est une appartenance ! ». Ensuite, « personne ne devient chrétien tout seul ! […] Le chrétien appartient à un peuple qui s’appelle l’Église et cette Église fait de lui un chrétien, le jour de son baptême, et ensuite tout au long de la catéchèse, etc. » Et le Saint Père d’insister : « Si nous croyons […] c’est parce que d’autres, avant nous, ont vécu leur foi et nous l’ont ensuite transmise. La foi, nous l’avons reçue de nos pères, de nos ancêtres et ils nous l’ont enseignée. » Gardant à l’esprit ces deux points, le pape François relève qu‘ « il y a des personnes qui considèrent qu’elles peuvent avoir un rapport personnel, direct, immédiat avec Jésus-Christ en dehors de la communion et de la médiation de l’Église. » Pour lui, « ce sont des tentations dangereuses et dommageables. » Et le pape François d’expliquer : « le Seigneur a confié son message de salut à des personnes humaines, à nous tous, à des témoins ; et c’est dans nos frères et sœurs, avec leurs dons et leurs limites, qu’il vient à notre rencontre et se fait reconnaître. » Il conclut sa catéchèse avec ces mots : « Le nom de « chrétien » veut dire « appartenance à l’Église ». […] On ne peut pas aimer Dieu sans aimer ses frères ; on ne peut aimer Dieu en dehors de l’Église ; on ne peut pas être en communion avec Dieu sans l’être avec l’Église et nous ne pouvons pas être de bons chrétiens sinon avec tous ceux qui cherchent à suivre le Seigneur Jésus, comme un unique peuple, un unique corps. Et c’est cela l’Église. »
Le texte intégral de cette deuxième catéchèse est accessible ici.