Le chrétien : une personne qui bénit

Le pape François a débuté ce mercredi un cycle de catéchèses sur l’Eglise. Pour le Saint Père, « parler de l’Église, c’est parler de notre mère, de notre famille […] et il ne faut pas limiter son regard aux membres du clergé ou au Vatican« . Il insiste fortement sur ce point : « Ne réduisons l’Église pas aux prêtres, aux évêques, au Vatican… Ils font tous partie de l’Église, mais l’Église, c’est nous tous, de la même famille, de la même mère. » Pour lui, « l’Église est fondée par Jésus mais c’est un peuple qui a une longue histoire derrière lui et une préparation qui a commencé bien avant le Christ lui-même. » Appuyant sa méditation sur l’Ancien Testament et l’appel d’Abraham, le pape François relève deux points importants : tout d’abord, « Dieu n’appelle pas Abraham tout seul, individuellement, mais il implique dès le début sa famille, sa parenté et tous ceux qui sont au service de sa maison« . Ensuite, « ce n’est pas Abraham qui se construit un peuple, mais c’est Dieu lui-même qui donne vie à ce peuple. C’est Dieu lui-même qui prend l’initiative […] et qui adresse la parole à l’homme, créant un lien et une relation nouvelle avec lui. » Pour le pape François, ces deux points sont fondamentaux car ils soulignent que « nous pouvons avoir une conversation avec Dieu (la prière)« , que « la seule condition pour faire église est de faire confiance à Dieu« , et que « Dieu nous précède toujours« , quels que soient nos erreurs ou nos péchés. Et le pape François d’insister sur l »infinie miséricorde de Dieu : « Dieu t’attend. Et si tu as été un grand pécheur, il t’attend encore plus et il t’attend avec beaucoup d’amour, parce qu’il est premier. C’est cela, la beauté de l’Église qui nous conduit à ce Dieu qui nous attend. » Approfondissant sa méditation sur ce dernier point, le Saint Père souligne que malgré nos infidélités, « Dieu marche avec nous et nous apprend à marcher comme un papa l’apprend à son enfant« . Ainsi, « être l’Église, c’est se sentir dans les mains de Dieu, qui est père et qui nous aime, nous caresse, nous attend, nous fait sentir sa tendresse. » Et le pape François de rappeler le projet de Dieu : « former un peuple béni par son amour et qui apporte sa bénédiction à tous les peuples de la terre » et de conclure : « Nous, chrétiens, nous sommes des personnes qui bénissent, qui savent bénir. C’est une belle vocation !« 

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