Cinquième prédication de Carême : la Parole de Dieu : un coup de tonnerre à briser les cèdres du Liban

Ce vendredi, le P. Cantalamessa, ofm cap., a donné sa cinquième et dernière prédication de Carême. Elle porte sur le thème « Saint Grégoire Le Grand et l’intelligence des Écritures ». Il s’agit ici de réfléchir à la manière dont les Pères de l’Église lisaient et méditaient la Parole de Dieu en s’appuyant sur les écrits du pape Saint Grégoire le Grand. Tout d’abord, le P. Cantalamessa rappelle que l’Église « La Parole de Dieuaffirme que l’on fait dans l’Écriture l’expérience de la présence de l’Esprit Saint, que le Christ nous parle encore, […] et qu’il ne peut donc pas s’agir d’une simple parole humaine. » Il cherche ensuite à voir comment les Pères de l’Église peuvent nous aider à mieux « côtoyer la Bible » pour « expérimenter la force divine qui s’en dégage ». Pour cela, le P. Cantalamessa explique que « les Pères approchaient la Parole de Dieu en se posant toujours la question : que dit-elle, ici et maintenant, à l’Église et à moi personnellement ?» et qu’ « ils étaient convaincus que  – en plus de son contenu objectif de révélation qui s’impose à tous et en tout temps – l’Écriture a toujours des nouvelles lumières à donner et des volontés de Dieu à montrer personnellement à chacun. » Ainsi, pour le P. Cantalamessa, « les Écritures ne renferment pas seulement la pensée de Dieu fixée une fois pour toutes ; elles renferment le cœur de Dieu et sa vivante volonté qui t’indique ce qu’elle veut de toi à un moment donné, et peut-être uniquement de toi. » Insistant sur cet aspect et citant Saint Ambroise, il explique que « l’Écriture est  non seulement « inspirée par Dieu », mais aussi qu’elle « exhale Dieu ». […] Il ne s’agit donc pas seulement de lire la parole de Dieu, mais de se faire lire aussi par elle; pas seulement de scruter les Écritures, mais de se laisser scruter par elles. » Enfin, le P. Cantalamessa a conclu son intervention en montrant l’importance de ces différents aspects dans la préparation d’une prédication. Pour lui, l’orateur doit « d’abord se mettre à genoux » pour recevoir « la Parole que le Seigneur souhaite donner à son peuple, « puis s’asseoir à une table » pour étoffer son enseignement. C’est alors que cette parole reçue s’avère « un coup de tonnerre à briser les cèdres du Liban ».

Une piste supplémentaire pour bien vivre notre Semaine Sainte!

L’intégralité de la prédication du P. Cantalamessa est accessible ici.